Texte Libre


Le vieillard chaque jour dans plus d'ombre s'éveille ;
A chaque aube il est mort un peu plus que la veille.
La vie humaine, ce noeud vil,
Se défait lentement, rongé par l'âme ailée ;
Le sombre oiseau lié veut prendre sa volée
Et casse chaque jour un fil.

Ô front blanc qu'envahit la grande nuit tombante,
Meurs ! tour à tour ta voix, ta force succombante,
Ton oeil où décroît l'horizon
S'éteignent - ce sera mon destin et le vôtre -
Comme on voit se fermer le soir l'une après l'autre
Les fenêtres d'une maison.

1878.

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Toute la lyre)
Par fredouille
Ecrire un commentaire - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

c'est super beau...
love.
kroll.
Commentaire n°1 posté par kroll le 17/12/2008 à 11h45
Tiens! la visite d'une jolie Troll!
L'es fort ce Victor! Tant de sensibilité et d'aptitude à l'exprimer...
bisous
Réponse de fredouille le 18/12/2008 à 23h17

keljourkon'est

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

MOI

échantillon

  • Tour
  • nids d'hirondelle.
  • email test
  • la bavarde
  • udouille-stade-1 (tout nu)

oùskil'est

Texte libre

houyouyouille

overblog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus