140%
Poussé par son exemplaire vertu, sa généreuse bonté, son légendaire sens de la justice, M.Sarkozy, PDG de la France, à décidé de s’accorder une reconnaissance salariale de lui-même, c'est-à-dire de s’auto-augmenter de 140%, dans le but de d’harmoniser sa rétribution sur celle de ces ministres et surtout de ces homologues occidentaux les mieux pourvus. Bien entendu, son nouveau souhait lui a été accordé en 48 heures par ses députés chéris, qui s’étaient eux-mêmes graissés la patte peu de temps auparavant.
Il devrait toucher à partir de l'an prochain, le même salaire que son Premier ministre, c.a.d. une indemnité d'environ 19.000 euros bruts mensuels, contre 7.700 euros actuellement. De si maigres revenus, qui jusqu’à présent, contraignaient notre cher président à faire la manche auprès de ses amis et dirigeants d’entreprise du CAC40 pour partir en vacance. Notre Monsieur réforme a une fâcheuse tendance à pratiquer l’alignement par le haut en ce qui concerne sa personne, alors que la plupart des foyers doivent se serrer la ceinture devant ses inflexibles décisions.
Pour en revenir à cette dernière initiative, elle a, parait-il, été prise dans un soucis de transparence quant au salaire du « président de la république » qui dispose jusqu'ici, de toutes les facilité, aux frais des contribuables…Effectivement, la plupart des dépenses de vie quotidienne sont réglées par l'Élysée (nourriture, appartement, logement de fonction, déplacements, cuisinier de madame Sarkozy, etc.…) ce qui est loin d'être la règle chez nos voisins européens à qui il se compare si facilement. Je ne suis pas certain que cette augmentation de 140% d’argent de poche mette fin à tous ces bénéfices.
Monsieur a décidément les dents très longues. Un vieil adage dit qu’en politique, tout est légal, jusqu au moment où on se fait choper. Mais jusqu’à où va-t-il aller ?
En plus sérieux : http://www.dailymotion.com/video/x3cb0w_le-salaire-du-president-fr3_news
Dans la même note de l'Elysée, on précise également que le palais présidentiel va intégrer 800 personnes actuellement « prêtées » par des administrations, ce qui triplerait le budget de l'Elysée le faisant passer de 32 à 100 millions d'euros.