Le vieillard chaque jour dans plus d'ombre s'éveille

Publié le par fredouille

Le vieillard chaque jour dans plus d'ombre s'éveille ;
A chaque aube il est mort un peu plus que la veille.
La vie humaine, ce noeud vil,
Se défait lentement, rongé par l'âme ailée ;
Le sombre oiseau lié veut prendre sa volée
Et casse chaque jour un fil.

Ô front blanc qu'envahit la grande nuit tombante,
Meurs ! tour à tour ta voix, ta force succombante,
Ton oeil où décroît l'horizon
S'éteignent - ce sera mon destin et le vôtre -
Comme on voit se fermer le soir l'une après l'autre
Les fenêtres d'une maison.

1878.

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Toute la lyre)
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K
c'est super beau...love.kroll.
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F
<br /> Tiens! la visite d'une jolie Troll!<br /> L'es fort ce Victor! Tant de sensibilité et d'aptitude à l'exprimer...<br /> bisous<br /> <br /> <br />